Hell – Lolita Piles

Image

Résumé: «  »Je suis une pétasse. Je suis un pur ptoduit de la Think Pink génération, mon crédo : soit belle et consomme. »

Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne frequente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l’équivalent de votre revenu mensuel, fait l’amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l’essentiel : elle vous méprise profondément…
Jusqu’au soir où elle tombe amoureuse d’Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé.Ensemble, coupé du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s’affranchissent du malaise qu’ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir. »

Mon avis: Après une troisième relecture, c’est toujours un coup de coeur pour moi. J’ai lu pas mal de critiques disant que Hell est un personnage tout à fait détestable… Mais ce n’est pas mon avis. Je pense que, oui, au début, elle est détestable. Puis, petit à petit, elle « s’ouvre » à nous et nous livre son mal être. L’écriture est grossière, ce qui va très bien avec le caractère du personnage, mais est aussi pleine de mots compliqués qu’il est rare de trouver dans des livres de notre époque, qui montre que Hell est quelqu’un d’intelligente. Elle nous livre aussi des réflexions qu’elle fait… Bref, pour moi ce livre cache beaucoup de chose de plus qu’une « pétasse » blindée. C’est d’ailleurs mon livre préféré, donc un coup de coeur ! 

Citations: Alors pour une fois, je ne vais pas mettre les citations ici, parce qu’il y en a beaucoup trop… Vous pourrez les retrouver dans le carnet de citation, ce sont les premières. Mais je vais quand même mettre un petit passage de réflexion, comme je vous le disais dans la présentation:

« On vit… Comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore… Chaque jour est l’inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu’un d’autre on sort ailleurs. Mais c’est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit onne les réalise jamais et on est frustré pour l’éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu’on s’en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l’inconnu. Du pire. Et puis que l’on veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu’à ce que le sang gicle…

Image

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s