La controverse de Valladolid – Jean-Claude Carrière

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Résumé: En 1550, une question agite la chrétienté: qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu’il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ? Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l’aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sepulveda, fin lettré, rompu à l’art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l’esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l’écho retentit encore.

Mon avis: J’ai lu ce livre pour les cours… A vrais dire, ni la couverture ni le résumé ne m’a emballée, et j’étais très sceptique en ouvrant ce livre. Finalement, je me suis retrouvé plongée dans le suspens de ce livre, que j’ai beaucoup aimé. De nos jours, on se place directement (enfin, j’espère !!) dans le camp de Las Casas, mais j’ai trouvé très intéressant de voir quels pouvaient être les arguments d’une personne prônant l’esclavage. J’ai essayé de me replacer dans le contexte de l’époque, et j’ai compris que ce qui me paraissait évident ne l’était en fait pas du tout à l’époque. Enfin bref, c’est avec grand plaisir que j’ai finalement lu ce livre, malgré un gros choc à la fin… 

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L’eau du roi (Tome 2) – Béatrice Egemar

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Résumé: An début de l’été 1674, Jeanne Tombarelli quitte Grasse et la parfumerie familiale pour travailler à Paris auprès de son oncle fournisseur de la belle Madame de Montespan, maîtresse du roi. Ravie, la jeune fille découvre les modes de la capitale, perfectionne sa technique de parfumeuse et fait la connaissance d’un séduisant marchand de chocolat… 
Bientôt, elle doit se rendre à Versailles, où de grandes fêtes se préparent. Jeanne la Provencale, avec ses crèmes de beauté, ses eaux de fleurs et son bel optimisme, est confrontée aux subtilités et aux intrigues de la Cour. Entre les caprices de la favorite et les compliments du roi, saura-t-elle s’y faire une place ? 
L’amour aura-t-il la suave odeur du chocolat, ou l’arôme délicat de la fleur de l’Orangerie ?

Mon avis: Pour lire ce tome 2, il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier, puisque nous suivons une nouvelle héroïne dans une nouvelle histoire et une époque totalement différente. Alors certes, Jeanne est une descendante de Douceline (héroïne du tome 1), mais il n’y a aucun autre lien, si ce n’est la passion des deux jeunes filles pour leur métier. D’ailleurs, si leurs métiers sont identique, les modes évoluent et l’on retrouve ici des produits différents de ceux du tome 1.
La lecture est légère grâce au lexique relativement simple, des phrases pas trop longues et de courts chapitres. Nous sommes en 1674, au temps du roi soleil, dans une époque qui a tendance à passionner (de mon point de vue en tout cas ^^), ce qui rend la lecture encore plus agréable. De plus, l’histoire est semi-réelle: les grands personnages ont bels et bien existés (tel que madame de Montespan par exemple) : Béatrice Egémar nous fait vivre à merveille dans cet univers. Quand à l’histoire, elle est courte, mais pas trop. On retrouve dans ce deuxième tome la passion des parfums.
Malheureusement, le plan de ce tome 2 est identique à celui du tome 1: on sait d’avance ce qu’il va se passer…

Notre Dame de Paris – Victor Hugo

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Résumé: « Dans le Paris du XVe siècle, la belle Esméralda fait battre le coeur de tous. Mais la jeune bohémienne n’a d’yeux que pour le capitaine Phoebus. Enlevée par l’archidiacre Frollo qui la convoite, sauvée par Quasimodo, le sonneur de cloches difforme, elle sera finalement accusée de sorcellerie, puis pendue. »

Mon avis: C’est un livre que j’ai toujours voulu lire, car depuis toute petite, je suis fan de l’histoire d’Esméralda. Enfant avec « Le Bossu de Notre-Dame », puis vers 8 ans avec la comédie musicale que j’ai regardé (et regarde encore) en boucle… C’était pour moi un livre inévitable. Et je ne suis pas déçue. Pour cette critique, je vais surtout faire des comparaisons avec la comédie musicale.

Pour les personnages, j’en ai découvert de nouveaux qui n’apparaissent pas dans la comédie musicale comme La Recluse, qui joue un rôle important puisque c’est la mère d’Esméralda. Il faut avouer que dès le début, on s’en doute. Un personnage qui à connu une souffrance terrible en perdant sa fille et qui revit cette souffrance en la retrouvant juste avant qu’elle ne soit pendu. C’est le chapitre qui m’a le plus marqué…
Ensuite nous avons Pierre Gringoire. Alors là, je doit avouer que j’étais totalement sous son charme dans la comédie musical (joué par Bruno Pelletier) et j’ai été déçu de le re-découvrir totalement différent dans le livre. C’est en fait un lâche auquel on ne s’attache pas du tout.
Pour le capitaine Phoebus, on ne sait pas vraiment s’il croit comme les autres au fait que ce soit Esméralda qui le poignarde, mais on le devine, puisqu’il ne fait rien pour la sauver…
Frollo, lui, est toujours aussi méprisable. Un prêtre amoureux qui préfère faire pendre Esméralda pour ne pas continuer à être attiré par elle.
Du côté de Quasimodo, j’ai été plutôt déçu de voir qu’il était totalement décris comme un monstre dans le livre pas mal de temps. De plus, il est sourd, ce qui n’apparaît pas dans la comédie musicale. On sent sa souffrance d’aimer Esméralda mais de savoir que jamais elle ne l’aimera, trop laid pour une fille si belle. C’est au final le seul personnage masculin qu’on apprécie, car c’est lui qui sauve la belle Esméralda, la protège pendant des semaines et au final va mourir à ses côtés.
Esméralda… On sent l’admiration que tous lui portent juste à travers l’écriture d’Hugo, où l’on sent une profonde sympathie. Bien évidemment, on ne veut pas qu’elle soit pendue, on voudrait qu’elle reste avec sa mère lorsqu’elle la retrouve… Mais celle-ci, trop amoureuse de Phoebus, se rend presque en l’entendant passer devant la prison de sa mère qui la cache.
Et pour finir, Djali, la chèvre aux cornes et sabots d’or. Moi qui adore les animaux, je suis tout de suite tombée sous son charme ! Apparemment rigolote et très intelligente, elle m’a vraiment beaucoup plus. On ne sait pas ce qu’elle devient à la fin, mais on suppose qu’elle est sauvée.

Côté écritue, c’est un roman du 19eme donc différent de ce que l’on peut lire aujourd’hui, j’ai eu besoin de mon petit temps d’adaptation. x) Mais ça n’a pas été trop difficile, car j’avais pris la version abrégée pour ne pas me perdre dans les descriptions etc. Malgré tout, c’est un coup de coeur et je le relirai surement, j’essayerai la version complète cette fois ! 😉

Citations: « Or, donner la grosse cloche en mariage à Quasimodo, c’était donner Juliette à Roméo. » ; « Je ne crois pas qu’il y ait rien au monde de plus riant que les idées qui s’éveillent dans le coeur d’une mère à la vue du petit soulier de son enfant.
Mais quand l’enfant est perdu, le joli soulier brodé n’est plus qu’un instrument de torture qui broie éternellement le coeur d’une mère. C’est toujours la même fibre qui vibre, la fibre la plus profonde et la plus sensible; mais au lien d’un ange qui la caresse, c’est un démon qui la pince. » ; « Il y a des moments où les mains d’une femme ont une force surhumaine.« 

Je renaîtrai de vos cendres – Elisabeth Brami

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Résumé : Shosha est en Terminale.
Voici son journal et plus encore.
Shosha se sent comme un volcan
Prêt à cracher à tout moment
Ses laves brûlantes.
Depuis qu’elle est née,
C’est plus fort qu’elle,
Tout l’écœure et l’enrage.
Que comprendre de ce feu intérieur ?
Comment faire le choix de la vie,
Et surtout en cette année 
Ou l’Histoire la rattrape ?

Mon avis : Alors mon avis sur ce livre est plutôt partagé.

Pour ce qui est du positif / de ce que j’ai aimé :
   Pour commencer, le livre est plutôt riche en contenu : il y a une ou deux (voir plus) citations sur des auteurs variés, et ça j’ai beaucoup apprécié.

   Après, à chaque fin de chapitre, il y a un poème écrit pas Shoshan. Il y en a de très jolis (à mon goût) et d’autres forcément un peu moins bien, mais dans l’ensemble, c’est pas mal. Ca m’a rappelé un autre livre dans lequel on retrouvait en fin de chapitre des textes écrits par l’héroïne : Le ciel est partout.

   Et pour finir avec le positif, l’histoire, au début, était plutôt bien. Le livre se lisait vite et facilement, sans prises de tête. Jusqu’à l’arrivé d’un sujet particulier…

Pour ce qui est du négatif / de ce que je n’ai pas aimé :


   Tout d’abord, le caractère du personnage. Oui, c’est surement quelqu’un avec qui je ne m’entendrais pas du tout…

   Je n’ai pas aimé, mais alors pas du tout, le style d’écriture. J’ai trouvé que c’était pas très appliqué pour une élève de terminal L, je me suis même demandé si elle oserait écrire comme ça en rédaction… Il y a des tirets de partout, il manque des négations…

   Ensuite, comme je l’ai dit plus haut, j’étais plutôt bien partie avec l’histoire jusqu’à ce qu’apparaisse la guerre. Là, j’ai crié au secours. Tout comme Shosha, je suis touchée par la guerre, mais j’en peux plus. Chaque année depuis mon CM1 on repart dans ces horreurs, et ce n’est vraiment pas un sujet que j’ai envie de retrouvé dans mes lectures personnelles. L’histoire m’a d’ailleurs fait penser à un autre livre que j’ai lu il n’y a pas si longtemps : Sobibor, que j’avais détesté. Un secret de famille qui remonte à la guerre, une petite fille qui en souffre à sa manière et qui cherche à découvrir la vérité… Vraiment pas le genre de livre que j’aime.

   Pour conclure : Ce n’est pas une lecture que je placerai en « coup de gueule », parce que je suis tout de même allé facilement au bout et que je n’ai pas entièrement détesté. Mais ce n’est pas un livre que je relirai, ça c’est sûr. Quand à vous le conseiller ou pas, je ne dirai rien : tout dépend de ce que vous attendez du livre… Après tout, on a tous des goûts et des besoins différents !

L’Eau des Anges – Béatrice Egémar

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Résumé: Douceline est née en Provence, au XIVème siècle, dans la ville de Grasse, décimée par la peste. Auprès de son père apothicaire, elle apprend à reconnaître les vertus des plantes et à les distiller pour confectionner des eaux de fleurs. Elle se prend de passion pour les senteurs et les parfums. Bientôt, son talent ne fait plus de doutes.

Alors que sa famille envisage de la marier au fils d’un riche marchand, Douceline est bien décidée à choisir son propre destin. Emportant quelques flacons de son premier parfum, elle quitte sa ville natale pour la foire de Beaucaire, où elle souhaite faire connaître ses créations.
Mais l’aventure n’est pas sans risques, la guerre de Cent Ans rend les routes incertaines. Echappera-t-elle aux périls du voyage pour vivre enfin son art ? Et trouvera-t-elle le bel Angelo, ce jeune Génois qui a su gagner son cœur ?

Mon avis: L’Eau des Anges est un livre très simple mais aussi (et surtout), très agréable à lire. Une fois le nez dedans, je n’arrivais plus à m’arrêter… Pourtant au début, j’étais un peu douteuse. Déjà, l’histoire se passe au XIVème siècle, et n’étant pas très « histoire », j’avais peur de tomber sur quelque chose qui ne me plairait pas… Mais ce fut l’effet inverse ! C’est d’ailleurs tout ce qui fait le charme à ce roman. J’ai particulièrement aimé la communication entre les personnages, les vieux termes utilisés comme « ma mie »… Rien que ça, j’avais envie d’y être. Les gens ont l’air si aimables, si agréables par apport à la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui ! 

Après, le titre comportait le mot « anges », et j’ai eu peur d’en trouver de partout dans le livre. A petite dose, pourquoi pas, mais beaucoup, on s’en lasse. Mais en fait, pas du tout. On comprend dans les 50 premières pages il me semble, que c’est en fait un « message secret », ou un « code » qui cache en réalité une histoire d’amour.
A travers ce livre, j’ai découvert un métier d’époque : « apothicaire », et j’ai vraiment adorée. Un travail de plantes, de confections, de médecines… Un sujet vraiment passionnant, et encore plus avec une jeune héroïne plus que passionnée par son travail ! En lisant ce livre, je m’imaginais dans un jardin, les narines pleines de bonnes odeurs… Hum !

Pour finir, l’histoire était très entrainante, les personnages attachants… Malgré tout, la fin va trop vite à mon gout : j’aurais aimé plus de détails sur la vie de Douceline et Angelo après…
En tout cas, j’ai hâte de lire le tome 2, en espérant qu’il soit aussi bien que ce premier tome !