Le racisme expliqué à ma fille – T.B. Jeloun

Image

Résumé: C’est en participant avec sa fille à une manifestation contre un projet de loi sur l’immigration que Tahar Ben Jelloun a eu l’idée d’écrire ce texte. « Je suis parti du principe que la lutte contre le racisme commence avec l’éducation. On peut éduquer des enfants, pas des adultes. » Questionné sur les multiples dimensions du racisme, l’auteur s’emploie à préciser le sens des mots et montre combien « on ne naît pas raciste mais on le devient ». Si la lutte contre le racisme est un réflexe quotidien, elle passe d’abord par le langage, certaines expressions – rire jaune, tête de turc, travail d’arabe – véhiculant des préjugés xénophobes.

Écrit sous forme de dialogue avec un souci pédagogique évident, ce livre s’adresse en priorité aux enfants entre huit et quatorze ans. Mais les adultes pourront le lire avec profit tant la confusion, les amalgames et les simplifications continuent de fleurir sur ce thème si sensible.

Mon avis: Alors, j’ai trouvé ce livre dans la bibliothèque de ma grand mère, et je l’ai très rapidement lu. (En même temps, 60 pages, ce n’est pas la mer à boire ^^’). Ce livre est organisé en dialogue, entre une petite fille très curieuse et son papa, qui veut lui répondre du mieux qu’il peut. Et bien c’est une vraie réussite. T. B. Jeloun nous explique simplement mais clairement sa vision des choses, une vision ou il ne rabaisse pas les racistes mais leur trouve des excuses. Je trouve que c’est une très belle vision de l’état du monde, et qui mérite d’être lu !

Citations: (Je les ai nottées dans un cahier que j’ai… Egaré… Je vous les mettrai quand je les retrouverai ^^’)

Publicités

L’herbe bleu – Inconnue

Image

Résumé: « Elle a quinze ans lorsqu’elle découvre la grogue à son insu. Malgré des sensations extraordinaires, elle est effrayée et se promet de ne plus y toucher. Mais bientôt, le désir incontrôlable de continuer la rattrape. L’adolescente sombre alors dans l’enfer de la dépendance, et sa vie n’est plus qu’angoisse et détresse.
Ce journal est le témoignage d’un inévitable engrenage. Un texte poignant qui ne laisse pas indifférent. »

Mon avis: Après avoir écris un premier avis, je me suis un peu renseigné sur le livre, comme je le fais après chaque lecture, et j’ai appris que ce témoignage n’en était en fait pas un. Ca ne m’a d’ailleurs pas étonné. En réalité, c’est une fiction publiée anonymement en 1971 sous forme d’un journal intime, pour que les gens soient plus « touchés », écrit par  Beatrice Sparks, une psychologue. Tout d’abord, on ne s’identifie pas au personnage. J’ai le même âge qu’elle, mais je n’arrive pas à la comprendre. On est toujours dans les deux extrême: elle adore sa mère, puis elle la déteste. La drogue c’est magique, puis c’est ignoble. De plus, c’est une jeune fille qui ne connaît pas de périodes de manque, alors qu’elle aurait du en avoir plusieurs, étant donné qu’elle prend de la drogue puis qu’elle arrête et ainsi de suite. On comprend vite que ce témoignage a été écrit par quelqu’un qui ne connaissait pas, ou plutôt qui n’avait pas vécu dans le monde de la drogue. Ensuite, cette jeune fille a des parents, mais alors qu’est ce qu’ils font ??? Ca ne dérange personne que leur fille de quinze ans parte vivre sa vie avec une adolescente d’un an de plus qu’elle seulement ! Ils ne s’inquiètent pas du tout pour leur fille alors qu’ils savent qu’elle se drogue, et j’ai trouvé ça scandaleux. Enfin, la fin m’a vraiment déplu, dans le sens ou on ne comprend pas ce qui se passe… Vous me comprendrez si vous le lisez 😉

Citation: « Personne au monde sauf un camé ne peut savoir ce qu’est le contraire parfait de la dépression. »
« Derrière cette belle figure défoncée, il n’y a que des cendres et elle est plantée là comme une connasse qui ne peut rien faire. »
« C’est peut-être une chance que j’ai tant souffert, parce que ça me permet d’être plus compréhensive et plus indulgente envers le reste de l’humanité.« 

Mes chères études – Laura D

Image

Résumé: Issue d’un milieu modeste, Laura part faire ses études dans une grande ville française. La vie est chère, les aides sociales difficiles – sinon impossible – à obtenir, et les horaires des petits boulots s’accordent bien mal à ceux de l’université. Le cercle de la précarité se resserre, Laura ne semble plus avoir d’autres choix que d’abandonner ses études. Un soir, surfant sur internet, elle découvre un type d’annonce très particulière: les « rencontres vénales ». Poussée par un besoin impératif d’argent, elle répond à une offre… En un clic, sa vie bascule dans le monde infernal de la relation tarifiée. Laura n’est pas seule à se battre avec cette ombre réalité. Des milliers d’étudiantes sont enfermées dans une vie qu’elles n’ont pas choisie.
Mon avis: Un témoignage assez dur, des passages vraiment détaillés… Je déconseille cette lecture à des lecteurs trop jeunes. Malgré ça, j’ai beaucoup aimé ce témoignage. Il m’a ouvert les yeux sur quelque chose que je n’imaginais même pas… Je me suis retrouvé à plusieurs reprise à me demander ce que j’aurais fais à sa place. J’ai trouvé la fin un peu rapide: on ne sait pas si elle va trouver un loyer, si elle va s’en sortir à Paris ou si elle va retomber dans le cercle de la prostitution…